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| Conte "le carnaval de Venise" d'Antoinette Delylle - Galopin n° 36 de février-mars 2009 |
À l'occasion d'un des contes que j'illustre pour le magazine Galopin,
j'ai dessiné un carrosse tout doré, mis en scène sur la Place St Marc de Venise.
Les documents n'étaient pas assez détaillés
pour "lire" correctement les détails des riches ornements
(et tant mieux, sinon j'aurai dû y passer la semaine ! ^^')
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Deux ans plus tard, au détour d'une visite chez des amis à Arras, je tombe sur une exposition extraordinaire, au Musée des Beaux-arts d'Arras : "Roulez Carrosses !"
Il s'agit d'exposer au grand public toutes les voitures hippomobiles stockées depuis des lustres (^^') sous la poussière au tréfond des écuries de Versailles. Calèches, carrosses, traîneaux, mais aussi corbillard royal, sans oublier tous les harnachements de parade d'origine... tous entièrement restaurés, et enfin mis au grand jour.
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| Les 8 chevaux du cortège du Sacre de Charles X, harnachés de cuir, de soie et de passementeries. |
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| Comptez 1,50m de haut pour cette "simple" roue arrière... |
Tout ce qui brille n'est pas forcément ma tasse de thé, mais les voitures exposées sont impressionnantes par leur taille et la richesse de leur décor. On imagine le travail de fourmi et d'orfèvres de toutes disciplines (charrons, peintres, artistes, sculpteurs, selliers...) qu'il faut pour réaliser ces grandes voitures d'apparat, mais aussi les traîneaux qu'utilisaient autrefois les gens de la cour pour s'amuser les jours d'hiver.
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| Détail des roues richement ornées... |
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| Traîneau sculpté en bois, en forme de léopard, pour s'amuser l'hiver. |
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| Après le sacre du Roi, le corbillard du Roi ! ^^' |
L'exposition en elle-même est extra, la scénographie parfaite, avec en plus nombre de tableaux d'époque où l'on y voit ces mêmes carrosses en situation, représentés dans leur environnement. Là, l'imagination prend le pas, et on se croirait au temps des Rois, dans la cour du Château de Versailles ou aux abords d'une bataille, faisant des courbettes devant les nobles sortants de ces fabuleuses voitures.
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| Carrosse en situation - La lumière tamisée n'aidait pas pour obtenir de bonnes photos... |
Si vous avez l'occasion, prenez le temps d'aller visiter Arras et de voir cette exposition,
qui se termine le 10 novembre 2013, ... car ils se sont donnés bien de la peine au Musée :
il a fallut agrandir les portes pour faire entrer ces carrosses de 4 tonnes !
(NB : il me semble que par la suite, les voitures reviennent à Versailles,
mais je ne sais plus si elles y seront exposées de cette façon)
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Heu…. Loin de moi de vouloir débattre sur le sujet de "tel écuyer à la main dure, tel autre saute sur le dos de son cheval au trot, etc..." Ok, les écuyers pourraient éventuellement monter avec plus de douceur et de perfection, (puisqu'ils sont effectivement les gardiens de ce type de savoir) mais il ne faut pas oublier une chose très importante, c'est qu'il faut replacer les choses dans leur contexte, si on veut un peu mieux comprendre tout ça :
La haute école est le fait de demander des airs aux chevaux, qu’ils font seuls dans la nature. Et pour cela, il faut une bonne dose d’impulsion supérieure (donc secouer un peu la couenne de nos chers quadrupèdes), afin de mettre leur puissance et leur force au service de l’homme, dans des airs bien pratiques pour faire le vide autour de soi en temps de bataille (cabriole, croupade etc…) Et maîtriser au poil près l’impulsion supérieure du cheval n’est pas chose facile. Ça peut partir dans tous les sens. Le cheval devient une bombe au service de la survie de son cavalier. Et si les cavaliers de cette époque chipotaient pour faire ça parfaitement, ils seraient morts d’un coup de fusil…
Ensuite on entre dans l’ère de l’équitation de loisirs où on « invente » les concours de dressage qui, autrefois, servaient à montrer le brillant des pratiques militaires et efficaces pour gagner la bataille. Aujourd’hui, c’est plus dans l’optique d’un art équestre parfaitement maîtrisé. Et pourtant, sur les carrés, c’est propre et nickel… (hors rollkür mais là n’est pas le sujet)… Maintenant, ajoutez-y les cabrioles, pesades et autres airs relevés, et ça va tout de suite être un bon gloubiboulga comme ce que je lis dans les critiques, parce que tel cheval piaffe un peu de travers ou est retenu un peu trop pour ne pas exploser en l’air n’importe quand pendant le spectacle. (Et entre nous, citez-moi les chevaux qui piaffent parfaitement dans les concours de dressage... vous n'en trouverez pas bcp !)
C’est facile de dire qu’ils montent mal alors que la plupart des cavaliers de dressage n’exploitent pas l’impulsion supérieure pour s’envoyer en l’air, comme le font les écuyers des grandes écoles (ex : les cavaliers du Cadre Noir et de Vienne passent leurs premières années à monter les chevaux qui cabriolent, les mains dans le dos, pour acquérir une bonne assiette), qui eux travaillent un autre aspect du cheval, celui de feu nos chevaux de guerre… où une main peut être un peu plus appuyée pendant une seconde (oh le pauvre, il a juste ouvert la bouche un peu trop) sauvait la vie de son cavalier par rapport à un autre qui se serait fait emmener par son cheval dans un fossé…
De plus, une main de mec n’est pas une main de femme… soit-disant…
Même cette idée tombe à l’eau avec les femmes qui rollkurent…
Donc... comparons ce qui est comparable et concentrons-nous plutôt à libérer les chevaux de dressage du Rollkür plutôt que de s'indigner d'écuyers qui, certes, font de la haute école moins en perfection qu'un cavalier de dressage, mais au moins, laissent les chevaux s'exprimer en sautant partout au lieu de les museroller-saucissonner à l'extrême et de les casser en deux...
Pour ce qui est de l'équitation de légèreté, je suis 1000 fois pour, je la recherche moi-même, j'aimerais aussi que certains écuyers l'intègre aussi un peu plus dans leurs méthodes... Mais le Monde n'est pas parfait, il faut savoir accepter certains compromis et se concentrer pour éradiquer le pire, ce sera déjà pas mal, et il y a pire... Donc, balayons déjà à notre porte en inculquant le respect du cheval et la main légère à nos jeunes cavaliers, on évitera peut-être de voir autant de Rollkür dans les paddocks de détente - toutes activités confondues - à l'avenir...
Pour en savoir plus :
Bande annonce : Les 4 écoles d'Art equestre à Bercy
L'équipe de France de dressage se forme au Rollkür...
La PETA allemande attaque le propriétaire de Totilas et son cavalier